‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 349 sur 555 · Sourate H · texte numérisé non relu

Sourate H

0. Reland. Loc. cil. (Abrégé de la religion, 61). 7. Sourate H, 193.

348 L*É>OLUnON REUGIEUSE.

qu'un poricr une offrande'. Pindant le pèlerinage, on doit Aire continent, éviter les rixes, observer les préceptes*.

Des cinq préceptes, un seul a un effet humanitaire; c'est Taumône; mais le but en est égoïste; car Dieu paiera aux donateui-s une récompense'. On y met pourtant une certaine délicatesse; ainsi il est prescrit de donner des meilleures choses acquises et de ne pas faire des largesses avec des choses viles*. Il faut secourir d'abord les parents, les proches, puis les orphelins, les pauvies, les voyageurs, et se hâter; « car iin jour viendra où il n'y aura plus ni vente ni achat*. L'aumône publique est bonne; l'aumône secrète est meilleure; mais l'une et l'autre servent à effacer les péchés'; cor la note de l'intérêt bien entendu revient toujours. Néanmoins cette obligation de l'aumône relève un peu le culte musulman : on est du reste en droit d'admettre que l'habitude de donner, de s'entr'aider, est, chez les Arabes, fort antérieure à l'Islamisme. L'aumône est encore dans les mœurs des Bédouins actuels; (J'auf re part, le poème d'Antar cite des traits d'hospitalité poussée jusqu'à l'héroïsme* et sans nul espoir de récompense après la mort. Le sacrifice des chameaux, déjà en usage avant Mahomet, est adopté par le Koran, qui en fait une occasion d'aumône, ce qui peut être une habitude ancienne. En effet, il est prescrit de manger la victime et d en donner à qui en demande*.

Mais le grand devoir qu*Allah impose aux fidèles, c'est de croire en lui, en lui seul . « 11 pardonnera tout, excepté le crime de lui associer d'autres divinités » ^\ Même il lui déplaît

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