‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 359 sur 555 · II. — RnES FUNÉRAIRES · texte numérisé non relu

II. — RnES FUNÉRAIRES

Quand il s*agit de populations tout à fait primitives, l'étude des rites funéraires est de grande importance ; car elle procure de précieux renseignements sur l'idée, que l'on se fait à propos de l'âme et de la vie future. Pour les peuples plus civilisés, bien connus, dont les doctrines religieuses sont exposées dans des livres, l'étude des rites funéraires perd beaucoup de son intérêt et il n'est plus nécessaire d'y insister longuement. Chez les Hébreux, le mode habituel d'ensevelissement est l'inhumation. Mais il est vraisemblable que les ancêtres les plus lointains déposaient leurs morts dans des cavernes. Le mot chéol (schéol), dont on se sert aussi pour désigner le séjour des ombres, signifie « caverne »', et la Bible nous montre Abraham achetant une caverne pour en faire un usage funéraire*.

Comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire, les coutumes funéraires varient avec une grande lenteur, surtout quand la religion les prend sous sa garde. Les rites funèbres observés aujourd'hui encore par les Israélites sont donc utiles à connaître. Dans les contrées d'Europe où les Juifs ne se sont pas fondus plus ou moins avec la population environnante, le mort est transporté au cimetière au pas accéléré. Pendant le trajet, des jeunes garçons poussent des cris afin d'écarter les

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