‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 374 sur 555 · VU. — LE CULTE ET LE SACERDOCE · texte numérisé non relu

VU. — LE CULTE ET LE SACERDOCE

Le culte de lahveh est, en bien des points, aussi grossier que celui rendu par les nègres à leurs fétiches. U consiste surtout en sacrifices et en holocaustes, c'est-à-dire en copieux repas offerts au roi du ciel. Dans les premiers temps, lahveh semble même avoir été cannibale. Abraham offre à lahveh son fils unique; Achaz l'imite; Jeplité sacrifie sa fille; Samuel coupe en morceaux les prisonniers sur l'autel de Guilguaal*. D'autre part, la circoncision, exigée par Elohim', parait bien être le symbole de la phallotomie, par laquelle le guerrier scellait son triomphe sur le vaincu; lahveh se délecte à la vue des sacrifices sanglants. En remerciement pour le don du pays de Chanaan, lahveh veut qu'on lui offre tous les premiers-nés^ U aime par-dessus tout qu'on lui immole un mâle sans défaut choisi dans le bétail. L'animal, dépecé selon les rites, doit être brûlé sur l'autel et avec la graisse de son épiploon : < Ce sera un holocauste, un feu d'agréable odeur pour lahveh* ». Plus les victimes étaient nombreuses, plus lahveh était satisfait. On nous raconte que Salomon immola, avec le concours d'Israël tout entier, 22000 pièces de bétail et 12 000 de menu troupeau pour faire la dédicace du Temple\ Au temps de J.-C, les abords du Temple étaient encore encombrés de marchands de boeufs, de moutons, de colombes, qui fournissaient aux sacrifices* les victimes nécessaires. lahveh se repatt aussi de la douleur humaine ; il aime que ses adorateurs s'imposent des priva-

i. Ch. Bellangé. Loc, ciL 235.

Page 1