‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 375 sur 555 · Ch. Bellanjçé. Loc, cit · texte numérisé non relu

Ch. Bellanjçé. Loc, cit

lions et des souffrances, qu'ils jeûnent. Les rois dlsraêl euxmêmes portent parfois des ciliées ^

En Judée, nous trouvons un sacerdoce fortement organisé et richement doté, puisqu'il prélève la dime sur les troupeaux et les productions du sol, reçoit les premiers-nés des animaux, le prix de rachat des enfants mâles ^ Mais je n'ai pas à décrire ici l'organisation fort connue de la classe des Lévites, qui avait la suprématie sur les rois mêmes, auxquels son onction sainte était indispensable : c Je suis roi par Tonction », dit David'. En Judée, comme partout, le sacrifice par l'intermédiaire des prêtres ne s'organisa que tardivement. Tout d'abord chai[;un était libre d'égorger et d'offrir lui-même sa victime à lahveh ^. Les Lévites succédèrent sûrement aux sorciers, selon l'ordre invariable. La Bible distingue encore le prêtre sacrificateur, celui qui donne les sorts, par VOurimtommim et Véphod, du devin possédé, de l'irrégulier, des bandes plus ou moins prophétiquesS des assemblées de mystiques s'excitant jusqu'au délire. L'art d'interroger lahveh finit par devenir un secret, qui s'acquérait après un long noviciat. Pourtant le sacerdoce, même restreint, n'était pas strictement un privilège, et l'on pouvait entrer dans les ordres par simple vocation*.

En évoluant, le sacerdoce juif produisit les Pharisiens, à la fois docteurs et casuistes, et enfin des moines, les Esséniens, qui fondèrent une importante communauté dans l'oasis d'Engaddi. La règle des Esséniens leur imposait le célibat, l'austérité, les repas communs, l'abandon à la communauté des

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