Maspero. Lac. cit
LE judaïsme et LES REUGIONS MÉSOPOTAMIENNES. 573
biens personnels. Les Esséniens se consacraient à renseignement, à Téducation des enfants, à la médecine ^
Le culte delahveh a évolué, s'est organisé peu à peu, comme le sacerdoce. Nos exégètes en sont arrivés aujourd'hui à se demander si le fameux temple de Salomon, dont on ne peut retrouver les restes, a jamais existé'; mais il existe des traces d'un culte moins fastueux et plus ancien. Dans la TransJordanie, il y avait des autels en pierres brutes et des galeëds ou monceaux de témoignages, qui semblent bien avoir été des caims '. Sur ces autels en pien-es brutes on faisait des sacrifices. On adorait aussi des pierres sacrées, qu'il fallait oindre d'huile*. lahveh lui-même demande des monuments mégalithiques : c Quand tu auras traversé l'Iaixlèn (le Jourdain), tu érigeras ces pierres-là, ainsi que je te l'ordonne aujourd'hui, sur le mont £bal, et tu les enduiras de chaux. Là, tu bâtiras à lahveh, ton Elohim, un autel de pierres sur lesquelles on n'aura pas agité le fer. C'est avec des pieires entières, que tu dresseras Tautel delahveh, ton Elohim, pour y offrir des holocaustes'* ».
Si l'existence du Temple est douteuse, il n'en est pas de même de celle du Tabernacle, dont il est l'amplification, et de l'arche, coffre sacré, sorte de temple portatif, ressemblant beaucoup aux coffres dans lesquels les prêtres d'Egypte renfermaient les objets sacrés •. L'arche était cachée au plus profond du Tabernacle ; Moïse la façonna de ses mains et y renferma deux tables de pierre, sur lesquelles lahveh luimême, durant un colloque sur le Sinaî, avait pris la peine de graver le texte de sa loi^