‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 386 sur 555 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

582 I/ÉYOLUTION RELIGIEUSE.

Au dernier rang des êtres divins sont les démons et les mauvais esprits échappés de TËnfer. Ces derniers sont vraisemblablement les doubles des morts : les uns sont mâles; les autres femelles; d'autres n'ont pas de sexe. Certains s'efforcent de perturber la nature ; d'autres s'attachent à nuire aux hommes; « ils se glissent dans les portes, comme des serpents; empêchent l'épouse d'être fécondée, ravissent l'enfant sur les genoux de l'homme, etc., etc. * ».

La peste, la fièvre sont des esprits méchants ; il existe aussi des esprits incubes et des succubes*. Quand le Noé babylonien (Hasisadro) offrit un holocauste après le déluge, les dienx qui « se rassemblèrent comme des mouches, attirés par la bonne odeur' », appartenaient sûrement à cette plèbe des esprits.

Pour se défendre contre ces invisibles ennemis, on a recours au prêtre chaldéen, qui est encore plus d'à moitié sorcier. Un sacerdoce entièrement magique coexistait même avec le sacerdoce officiel; il comprenait des conjurateurs, des médecins, des théosophes. La fonction de ces magiciens consistait à conjurer le mal, à procurer le bien par des enchantements, des purifications, des sacrifices*. Le sorcier chaldéen pratiquait l'envoûtement, déchaînait par ses imprécations les esprits de l'abîme. Tout malade était tenu pour ensorcelé et ne pouvait être guéri que par une conjuration faisant échec à celle qui avait causé sa maladie'^. Le livre chaldéen des Mauvais Esprits est plein d'exorcismes, d'invocations, d'incantations, de formules préservatrices.

De pareilles pratiques ne vont jamais sans l'ordinaire appareil des gri-giîs, des amulettes; les Chaldéens en usaient et

i. Maspero. Loc. cU, 136.

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