II. Spencer. Sociologie, ï
ennemi tué devient Tesclave de son vainqueur*, etc., etc. iradis est situé dans le nord. C*est une région, où le foisonne et où le riz pousse spontanément. On y e non-seulement ses amis, mais les animaux qu'on a ; dans les festins'. En résumé, pour ces peuplades, la ure est ordinairement la continuation de la vie ter-
ni. — LES DIEOX ET LA SORCELLERIE
les dieux de ces aborigènes sont animiques; mais )armi eux nombre d'esprits ancestraux. Ainsi les
de la Birmanie font des offrandes aux ancêtres, 5 président aux mariages et aux naissances'. Les adorent aussi leurs ancêtres*. — Les Moundas et les t des offrandes a certains revenants ou doubles errants, iporte de se concilier'.
3olâtrie n'est pas rare chez les aborigènes de Tlnde. es Gonds croient que leurs fous furieux sont simpleossédés par le dieu-tigre (Dalton, 280-281). — Les Kiélent la zoolâtrie à leur religion des ancêtres. Le tigre ir eux un être divin, auquel ils prodiguent les appelflatteuses : « Beau rajah! Seigneur des jungles! » , etc. rendent un culte et espèrent bien qu'en retour il les sra ; mais ils adorent aussi le soleil et la lune*. En cela (ont point les seuls. On peut même dire que le culte int chez les aborigènes de l'Inde, c'est l'aslrolàtrie. Kacharis adorent « l'armée des étoiles »^ le sabaolh
jpencer. Sociologie, ï, 67.
[>n. Eihnology of Bengale, il 7.
des juifs. — L*une des quatre divinités des Bhuiyas est Boiam, le soleil, et ce dieu astral n'est point, comme les autres, représenté par une idole. Comme les moissons dépendent beaucoup du bon vouloir de Boram, on lui oiTie un coq blanc à lepoque des semailles*. — Chez les Kharrias, le soleil déiiié porte le nom de Bero et chaque chef de famille doit, durant sa vie, lui faire cinq sacrifices sur un tertre de fourmilière. Au premier sacrifice on immole des poulets; au second, un porc; au troisième, une chèvre blanche; au quatrième, un bélier; au cinquième, un buffle\
Chez les Moundas, les IIos, etc., le soleil est aussi la divinité principale; c'est Sing-Bouga, auquel chaque chef de famille doit obligatoirement quelques sacrifices. On le prie, on le remercie. C'est un père qui châtie ses enfants égarés. On lui accorde le pouvoir d'écarter les maladies. Il est le Grand Esprit, et les aulres divinités lui sont subordonnées'. Le dieu Dharmi des Oraons est aussi le soleil. C'est lui qui a créé les hommes, et il est plein de bonnes intentions pour la pauvre humanité; mais son bon vouloir est souvent paralysé par de méchants esprits, qu'il importe beaucoup de se concilier*.
Chez les Todas, qui ont la religion de la vache ou plutôt du luit, on adorait aussi le soleil ; mais le laitier sacré, le prêtre du lait, le pâlâl, prétendait, lui, traiter d'égal à égal avec l'astre divin. « Sans doute mes compatriotes saluent le soleil; mais moi, disait-il, en se frappant légèrement sur la poitrine, pourquoi le saluerais-je*^? » Les deux principales divinités des Kandhs sont un dieu du soleil (Bela-Penou) et un dieu de la lumière (Bouva-Penou) . C'est ce dernier qui a