Ibid. Sect. I, Lect. VI, Hymne XH. H
sein» comme la vache^ Pour célébrer TÂurore, les chantres védiques trouvent non seulement de l'inspiration poétique, mais même des réflexions philosophiques : € Fille du Ciel, tu apparais jeune, couverte d'un voile brillant, reine de tous les trésors terrestres.... Suivant les pas des aurores passées, tu es l'aînée des aurores futures, des aurores éternelles. Tiens ranimer tout ce qui est vivant, Aurore ! Viens vivifier ce qui est mort ».... « Ils sont morts, les humains qui ont vu l'éclat de l'antique aurore; nous aurons leur sort, nous qui voyons celle d'aujourd'hui; ils mourront aussi ceux qui verront les aurores futures ».... « L'Aurore ne connaît pas la vieillesse; elle est immortelle; elle s'avance, toujours parée de nouvelles beautés*. »
A côté de l'Aurore, on peut placer, dans la hiérarchie divine, les vents, les Marouts. Les Marouts sont aussi portés sur un char, mais ce char est traîné par des daims. On entend leur voix retentissante et le claquement de leur fouet*. Ce sont des dieux pluvigères: ils aident Indra à crever les nuages. Parfois ils boivent l'eau des nuées pour la répandre ensuite, on ne nous dit pas comment. D'un verset, dont le texte manque de précision suivant l'habitude, on peut supposer que les Marouts ont avec les nues un commerce intime, après lequel la nuée, gonflée, enceinte d'eau, s'en va arroser la terre*.
Dans bien des contrées, le culte du soleil a donné l'idée de celui du feu. Il en fut ainsi chez les Aryas védiques, et bien longtemps le feu, Agni (Ignis), siégea parmi les plus grands dieux. Agni est latent au sein du bois, d'où on le voit jaillir alors que l'on imprime à la pièce mâle de Varâni un mouvement de rotation assez rapide^ La flamme resplendit,