‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 408 sur 555 · Ibid. Sect. I, Lect. II, Hymne V · texte numérisé non relu

Ibid. Sect. I, Lect. II, Hymne V

quand on l'arrose avec le beurre consacré\ Grâce aux spéculations de la métaphysique religieuse, Agni finit par égaler en puissance les principales divinités. Tantôt Agni a une forme humaine^ tantôt on le gratifie de trois têtes et de sept rayons'. Enfin on semble identifier Agni avec le Soleil, quand on le dote d'une roue à douze rayons, tournant, sans repos dans le ciel*.

Tous ces dieux sont animiques ; les Aryas védiques n'ont pas été seuls à les adorer; mais, comme ils appartenaient à une race supérieure, leur imagination a sans cesse modifié ces conceptions, sans doute très grossières à l'origine; ils en ont élargi les attributs, subtilisé l'essence ; enfin ils ont été enclins à donner aux principaux d'entre eux le caractère panthéistique, si fréquent chez les dieux brahmaniques. Aussi quelques hymnes, composés sans doute alors que le Brahmanisme naquit du Tédisme, ne contrastent-ils pas trop avec certains autres, célébrant simplement Indra, Yarouna, Agni. Dans ces hymnes, on chante Yichnou, qui, en trois pas, a formé l'étendue céleste^, Yichnou au corps immense, incommensurable^ — On célèbre Pouroucha aux mille tètes, aux mille pieds, qui, de ses dix doigts, a pétri la terre en boule; Pouroucha, créateur de ce qui fut, de ce qui est, de ce qui sera. Ses pieds, ce sont tous les ètres^ Pouroucha semble bien s'identifier avec le Siva brahmanique; mais ces divinités panthéistiques du Brahmanisme sont proches parentes du Yarouna védique.

A tous ces dieux animiques, mais parfois largement conçus, du Yéda, il faut ajouter des divinités abstraites : Vivaswaty

i. Rig-Véda. Section U, Lecture n, Hymne VU, 7. S. llnd, Sect. I, Lect n, Hymne XD, 11.

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