‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 410 sur 555 · Ibid. Sect. VHI, Lect, III, Hymne V · texte numérisé non relu

Ibid. Sect. VHI, Lect, III, Hymne V

faveurs, non pas dans la vie future, mais dans celle-ci. On invite donc Indra à remuer 8e$ mâchoires pour boire le 8oma\ Il faut que son ventre se remplisse' et on a soin de le lui dire. « Viens donc vers nous, Indra. On dit que tu aimes le 8oma. Nous t'en avons préparé. Bois-en jusqu'à l'ivresse. Remplis tes larges entrailles'. » On l'engage à s'abreuver comme un cerf altéré, et en même temps on lui chante des hymnes louangeurs. Â ce propos les prières sont personnifiées ; ce sont des femmes, accourant pour s'unir aux dieux, comme des épouses à répoux\ C'est la sainte Prière, qui implore et qui verse le soma^.

Comme Indra ne saurait boire sans manger, on ajoute souvent au soma des grains d'orge frits et arrosés de beurre. Il se pourrait cependant que cette offrande fût destinée particulièrement aux chevaux d'Indra, afin de les encourager à amener rapidement leur maître*.

C'est habituellement par des offrandes de soma que Ton s'efforce d'allécher Indra. Pour attirer Agni, on préfère le beurre, le beurre clarifié et versé sur le feu, qui a jailli de VArâni. « Je répands le beurre sacré ; le beurre est la matrice d'Agni; Âgni est enfermé dans le beurre; le beurre est son rayon » '.

Les offrandes de soma et de beurre sont les plus simples, celles de tous les jours. Dans les occasions solennelles, on a recours à des sacrifices sanglants, surtout au sacrifice d'un cheval, qu'il est bon de faire précéder de celui d'un bouc*. C'est avec regret et môme avec pitié que les Aryas védiques

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