‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 412 sur 555 · Ibid. Sect. lY, Lect. IV, Hymne I · texte numérisé non relu

Ibid. Sect. lY, Lect. IV, Hymne I

l'homme. Elle lui a valu des chevaux, des vaches, des biens de toute espèce. Aurore... envoie-moi le bonheur des riches »^ — « 0 Agni, accorde-nous, avec la sagesse, une opulence qui nous procure tous les plaisirs de la vie, etc.V » Qui se chargeait de diriger ces cérémonies? Sans doute, au début et comme partout, les chers de clans. Mais la plupart des hymnes védiques ont été composés par des prêtres et ils attestent l'existence de familles sacerdotales, d'une classe de prêtres avides, quémandant sans cesse aux chefs des vaches, des chevaux, des chameaux, des femmesS et portant les donateurs aux nues, quand ils sont parvenus à leur soutirer des présents. Comment d'ailleurs les Aryas védiques n'auraient-ils pas eu leurs prêtres, puisqu'ils pratiquaient la magie et la sorcellerie? puisqu'ils se croyaient entourés et assaillis par de méchants esprits, prenant à leur gré toutes les formes animales^? Ils invoquent Indra contre les magiciens*^. Ils ne doutent pas que les maladies ne soient de malveillants esprits, indûment introduits dans les organes, et ils ont même des formules, des incantations pour les exorciser : a De tes yeux, de ton nez, de tes oreilles, de tes lèvres, de ta cervelle, de ta langue, j'enlève la maladie qui attaque la tête. » — « De ton col, de tes nerfs, de tes os, de tes jointures, de tes épaules, de tes bras j'enlève la maladie qui attaque le haut du corps » — « De tes intestins, de ton fondement, de ton ventre, de ton cœur, de tes flancs, de ton foie, de tes chairs j'enlève la maladie »\ La transformation à peu près fatale du sorcier en prêtre s'est effectuée chez les Aryas védiques, comme ailleurs. Un hymne nous apprend

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