‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 416 sur 555 · Heber. Hitt. univ. voy, vol. XXXVI · texte numérisé non relu

Heber. Hitt. univ. voy, vol. XXXVI

celle zoolâlrie, Bénarès est par excellence une ville sainte ; elle repose sur le trident de Siva ; et le plus grand dés criminelsy un mangeur de bœuf, par exemple, est sûr de son salut, s'il a la chance de mourir dans ce « Lotus du monde * *. Partout, dans Tlnde, le vieux culte ânimique subsiste, naïf, à côté du Brahmanisme. On reconnaît et Ton honore cinq lacâ divins; les sources et les embouchures des rivières sont très souvent des lieux sacrés*. Les vingt-sept divisions du zodiaque lunaire sont considérées comme des divinités, ayant le pouvoir d'influer sur la destinée des hommes'. Dans le Népaul, on adore, à côté des divinités . hindoues, mais de préférence, les génies habitant les grottes, les rochers, leâ vallons \ Chaque ^t6a ou cime de montagne est surmontée soit d'un caim, soit d'une colonne, soit d'un édiculë sacré^. A Déosa, dans le Rajpoutana, on jette encore, en grande cérémonie, dans les rivières,;des statuettes eii terre d'hommes et de femmes, survivance symbolique d'ancien ssacrifices humains offerts aux génies des cours d'eau \

n. — LE BRAHMAMIS&IE

Toutes ces survivances de l'animisme archaïque représentaient le côté intérieur du Brahmanisme; elles proviennent, pour une part, directement de la primitive religion védique et, pour une autre, des religions très inférieures, celles des abongènes avec lesquelles il a bieii fallu composer. La métaphysique du Brahmanisme n'a pourtant rien de commun avec ces

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