‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 421 sur 555 · Monier Williams, tiinduitm · texte numérisé non relu

Monier Williams, tiinduitm

lE BRAHMANISME. 4S3

et chef des ôtres vivants, néanmoins, maitre de ma propre nature, je nais par ma vertu magique. — Quand la justice languit, Bhârata, quand Timposture se relève, alors je me fais moi-même créature et je nais d'âge en âge pour la défense des bons, pour la ruine des méchants, pour le rétablissement de la justice*. »

Cette conception brahmanique de la Divinité et de son rôle tranche avantageusement sur la banalité du fonds mythologique, que nous avons étudié jusqu'ici. En outre elle implique une idée de l'âme, qui lui est corrélative. — Cette doctrine brahmanique de l'âme repose toujours sur la chimérique idée du double, commune à peu près à toiit le genre humain, de même que l'idée panthéistique a pour base l'animisme des sauvages; mais ces deux concepts, si naïfs et si grossiers à l'origine, ont été transformés par la métaphysique du Brahmanisme; Tun a produit le panthéisme; l'autre la métempsycose. — C'est en eifet sur la doctrine de la transmigration que repose toute la doctrine brahmanique de la vie future et do la sanction des œuvres après la mort.

La Bhagavad'Gîta résume clairement et poétiquement tout le système. — Pour réconforter le guerrier Ardjouna, ému à la seule idée d'un carnage qui lui semble funeste et sans but, le dieu lui démontre que la mort est seulement une apparence : € Celui qui n'est pas ne peut être et celui qui est ne peut cesser d'être... Ces corps, qui finissent, procèdent d'une âme éternelle, indestructible, immuable. Combats donc, ô Bahrata* ».... Mourir en combattant, c'est simplement entrer dans le ciel : « Par un tel combat, qui s'offre de lui-même, la porte du ciel, fils de Prilhâ, s'ouvre aux heureux Kchatriyas' ». -- « Tu pleures sur des hommes qu'il ne faut

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