Ibid
LE BRAHMANISME. 43d
m. — L HINDOUISME
Je Viens d*exposer, à coups de citations, la doctrine, Fidée métaphysique du Brahmanisme. Il me reste maintenant à décrire ce qu'on appelle THindooisme, c'est-à-dire la religion, qui s'est fondée autour des préceptes essentiels du Brahmanisme, et à dire quelle pratique est sortie de la théorie. Dans celle courte exposition, je suivrai Tordre adopté jusqu'ici et vais en conséquence commencer par les rites funéraires.
Dans la règle, le corps doit être brûlé, sauf, bien entendu, rimmei'sion du cadavre dans les fleuves sacrés, comme le Gange, etc. Dans le Népaul, les crémations se pratiquent au sommet des montagnes et, sur les cendres du bûcher, on dresse une pierre debout, entourée de bâtons à banderoles*.
Les idées hindouistes au sujet du corps et du double sont encore très voisines de celles des sauvages. A la mort d'un homme, son c grand corps » (Sthûia-sarîra) doit être brûlé; c'est le dernier sacrifice, qu'il offre au feu* A ce moment, Tâme quitte le corps, dans un double étliéré, le < corps subtil » (Linga-sarîra), pas plus grand que le pouce et, sous cette forme minuscule, le double erre ensuite autour du bûcher funèbre; il est en ce moment un être impur et, en cas d'absence du parent qui, selon les rites, doit célébrer les funérailles, le double devient un fantôme errant, plein de malveillance et cherchant à se venger de son état d'abandon sur les créatures vivantes. En effet, les rites funéraires sont indispensables pour fournir au double un corps intermédiaire entre le grand corps et le petit corps* Ce troisième corps est susceptible de sensations et il peut évoluer en avant ou en arrière, vers le ciel ou vers l'enfer, séjours qui, d'ailleurs,