I. Fraser. Bist. auitv, vay. toI. XXIV
sont l'un et Taulre temporaires. La < petite âme », c'est le prcla, et, le lendemain de la mort^ on lui oflre des libations d'eau, etc., et surtout une boule de farine avec du lait. Le prêta est supposé manger celte boule et constituer ainsi le rudiment de son corps intermédiaire, du corps qui sera susceptible d'évoluer. Aussitôt pourvu de ce corps, le prêta cesse d'être impur; il devient pi7ri, dèva, dieu ancestraU et on l'adore dans une série de cérémonies appelées straàhasy dont la première se célèbre onze heures après la mort; les autres périodiquement au fur et à mesure des progrès que le prêta est supposé faire yers le ciel. Ces stradhas sont essentiellement des offrandes alimentaires, faites aux pitris\
Les morts bénéficient des stradhas en raison de leur parenté avec celui qui les célèbre; pourtant on ajoute quelquefois aux parents consanguins un parent' spirituel, le directeur, le gottrou*. Ces cérémonies relient les membres d'une famille jusqu'à la troisième génération*. L'offrande de la boule de riz est très importante; c'est l'évidente attestation de la parenté et elle règle les droits d'héritage. Les stradhas sont parfois accompagnés de fôtes somptueuses, de précieux présents aux brahmanes. En ces occasions les riches dépensent des sommes énormes*. Pour les Hindous brahmanistes, comme pour les sauvages les plus grossiers, le double est conçu comme une ombre ayant tous les besoins des vivants. Dans le poème de Valmikiy nous voyons Rama offrir à boire et à manger à l'ombre de son père : « Puisse cette eau, dit-il, servir à jamais à étancher ta soif dans le royaume des mânes! »... « Grand roi, mange avec plaisir ces aliments, que nous mangeons nous-mêmes; car sans doute la nourriture
i. J. Vinson. HeligioM acluellet^ 116.