Ibid
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de rhomme est aussi celle des mânes et des dieux!* » On ne saurait être plus naïvement primitif.
Nous venons de voir que le double, le preta^ peut, après la mort, progresser ou déchoir. D'après les livres saints', ce progrès ou cette déchéance sont la conséquence de Texistencé terrestre, des actions, paroles ou pensées bonnes ou mauvaises. Les péchés en actes, les plus graves de tous, peuvent rejeter le double d'un homme dans le monde végétal et même dans le monde minéral. Pour expier les péchés en paroles, le prêta peut être obligé de revêtir la forme d'un oiseau ou d'une bête. Les péchés en pensée, étant les moins coupables, sont moins sévèrement punis : \e prêta du pécheur en pensée descend seulement l'échelle sociale; il renaît dans la dernière caste'.
Avec ce système on explique d'une façon très satisfaisante, même au point de vue de la justice, toutes les inégalités sociales, intellectuelles et physiques. En effet, une infirmité physique ou morale quelconque est regardée comme une punition encourue par de mauvaises actions commises dans de précédentes existences. Au contraire la santé de l'esprit et du corps, la richesse, la vieillesse, etc., sont simplement la rémunération de bonnes actions antérieures?* Ce qui importe, c'est de sortir du cercle des transmigrations'.
Tout cela est en parfait accord avec noire exposition doctrinale du Brahmanisme. C'est qu'en effet l'Hindouisme a conservé les dogmes; il a seulement construit sur eux et autour d'eux tout un édifice fait de pièces et de morceaux. L'essence de la doctrine brahmanique tient en une courte phrase : « 11 n'y a qu'un seul être ; pas de second » (Ekam eva advitîyam). Ce qui existe réellement, c'est l'esprit uni-
i. Ramayana (trad. Fanchc), I, 233.