‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 432 sur 555 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

LE BRAHVANISHE. 435

viennent faire des politesses au dévot qui menace de les détrôner. Dans un cas de ce genre^ le Ramayana nous montre Brahma lui-môme, « Taïeul originel de tous les êtres », s'empressant de faire visite à l'austère ascète, Bhagi^ ratha'.

Cette vertu accordée aux austérités n*est, aprës tout, qu'un retour aux croyances de la magie primitive, à ce stade religieux où Ton pense que le sorcier peut dominer les éléments et les esprits. Très logiquement les Hindouistes ne se sont pas bornés à croire à la toute-puissance de la pénitence, du tapa (feu, chaleur, ardeur du renoncement)*; ils admettent que le môme résultat peut ôtre atteint par la magie pure, par la simple incantation, par les mantras (prière, invocation, hymne). Les dieux gouvernent Tunivers, mais ils sont obligés d*obéir aux mantras ; or, ce sont les brahmanes, qui savent se servir des mantras; ils jouissent donc d'un pouvoir divin'. A coup sûr il est difficile à une caste théocratique de donner à son pouvoir une base plus solide; aussi cette caste estelle une caste fermée; ses membres sont, dès Tenfance, soumis à une éducation spéciale, mais sur laquelle je ne saurais m'étendre longuement ici. L'initiation, qui donne entrée à l'enfant dans la caste des Dwidjas (hommes deux fois nés), se célèbre à l'âge de huit ans, et tous les détails en sont rituellement fixés une fois pour toutes. Avec l'initiation commencent les prières, les suppressions de respiration, la répétition mécanique de syllabes et de mots mystiques (Aum- Bhûr, Bhonouahy Svar), les bains, les oblalions. Le noviciat terminé, le jeune brahmane prend femme; c'est pour lui un devoir religieux. Il doit en outre accomplir chaque jour cinq actes d'adoration, ne se nourrir que d'aliments dits purs,

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