Tide. Manuel (tUût. det relig
3. L'abbé Dubois. Leê peuples de Clntle. (Citô par Wakc. Evolulion of mora" lUy, ir, 249.)
436 L'ÉTOLUnON RELIGIEUSE.
s'abstenir rigoureusement de viande^ de poisson, de liqueurs enivrantes. Enfin, pour achever de parcourir la voie du salut, mais sans qu*ii y ail pourtant obligation, le brahmane peut rompre avec le monde vers l'âge de quarante ans, et se faire ermite ou ascète religieux'. La caste et la religion prennent donc toute la vie du brahmane et la soumettent tout entière à un rituel minutieux.
. Nous avons vu que la doctrine fondamentale de l'Hindouisme s'accommode très bien d'un culte polythéique; aussi la masse des lidèles pratique-t-elle un polythéisme sans frein ni mesure. Le nombre des dieux hindouistes va même toujours croissant. Les principaux dieux ont leurs temples; des autels supportant les images des héros, Ardjouna, Bhima, etc. ; l'allié de Râma (Vichnou), le dieu-singe Hanouman, a partout dés représentations. A Bénarès et ailleurs, on a dédié des temples aux planètes. Non seulement chaque village a ses idoles, mais on en a érigé sur les collines, dans les grottes, sur les rochers, sur les arbres. Le confluent de certaines rivières est sanctifié. La vache, les serpents, les singes sont des animaux sacrés. L'acacia loge une déesse; le figuier des Banians {Ficus religiosa) est sacré, de même que l'agate et les coraux*, etc. En résumé, tout est ou peut être divinisé, et cela est d'accord avec le principe môme du Brahmanisme ; puisque tout émane d'un être divin, remplissant le monde, de celui que la Bhagavad-GUa appelle « l'Identique ».