Monier Williams. Hinduitm
culte brahmanique. Le sacerdoce devint donc inutile. Pas de dieux, par suite nul besoin d'intercesseurs. En dehors des pénitences personwf //es, il n'existe en effet, selon le Bouddha, ni mérite ni démérite *. L'essentiel est d'arriver à l'annihilation, au Nirvana. C'est ce que le Bouddha découvrit dans ses premières méditations et ce qu'il a formulé dans ce qu'on appelle < la loi ou la doctrine de la roue », ainsi conçue: l** Partout où il y a vie, il y a souffrance; 2"" la cause de la souffrance, c'est le désir; 3** pour s'affranchir, il faut supprimer le désir, arriver à l'extinction de l'être, au Nirvana.
On parvient au Nirvana par les huit sentiers indiqués par le Bouddha, quatre pour les laïques, quatre supplémentaires pour les ascètes. Les quatre premiers sont : la juste vision, les justes pensées, les justes paroles, les justes actions; les quatre derniers sont : une droite vie de reclus, une droite application à l'étude de la loi, une droite mémoire pour s'en souvenir, une droite médita tion^
Les prêtres sont inutiles, mais il est besoin de saints personnages pour répandre l'enseignement; car il faut mettre en œuvre tout un art ascétique pour atteindre le Nirvana. Ce bonheur est presque inaccessible aux laïques et de bien difficile obtention pour les autres; mais il importe néanmoins d'entrer dans le sentier; plus tard, dans quelque future existence, on finira bien par se reposer dans le iVtrvâna^. La route est longue, mais les procédés qui aident à la parcourir sont connus. Il faut vivre aussi peu que possible, éteindre en soi tous les désirs, retenir sa main, son pied, sa langue, tout supporter, être heureux dans la solitude, goûter une joie tout intérieure.
Pour arriver au but suprême, il faut gravir quatre degrés;
i. Rhys Davids. BuddhUm, i52.