Itfid. i
l"" Goûter la joie de risolement, mais une joie pleine de réflexion; 2** joie et paix profonde, mais sans réflexion, ni investigation d'aucune sorte; 5° parvenir à la patience par le contentement et la destruction de la passion. A ce degré la conscience même s'évanouit; on est en extase; 4"" paix religieuse, absence parfaite de contentement et de douleur, de joie et de chagrin*.
Dans Tétat de sainteté, Ton s'est délivré de dix chaînes : rillusion personnelle, le doute, la dépendance des rites, la sensualité, la haine, Famour de la vie terrestre, le désir de la vie céleste, l'orgueil, la justice personnelle, l'ignorance. On est alors un Arahat; or Varahat est juste sur le seuil du Nirvana ; il va s'y dissoudre; en lui, le vieux Kamm est épuisé et il ne s'en produira plus de nouveau*.
Ces doctrines ont tout naturellement donné naissance à une population de moines et de nonnes. Pour entrer dans les ordres monastiques, il suffisait, à l'origine du Bouddhisme, de le désirer, d'être sain de corps et de condition libre. Aujourd'hui, on exige huit années d'exercices préparatoires seulement pour être admis au noviciat et au moins vingt années pour recevoir la pleine ordination. Le novice est ordonné en grande cérémonie, après examen, devant le chapitre. On lui lit les règles de l'ordre et il prononce ses vœux^
La règle est sévère. Il faut se lever avant le jour, balayer la résidence, tirer de l'eau pour la journée, l'épurer dans une passoire, méditer dans un endroit solitaire, oflrir des fleurs aux reliques, s'en aller mendier ses aliments. Après le repas, on doit laver le bol des aumônes, adorer le Bouddha, méditer, demander des éclaircissements à son supérieur sur des points de doctrine, balayer les endroits sacrés, écouter
i. Rhys Davids. Buddhitm, 175.