Taplin. Loc. cit
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belles-sœurs s'entre-mangent aussi; mais le père s*abstient de manger ses enfants'. Aucune explication acceptable n*a été donnée de cette étrange coutume.
L'ensemble de ces mœurs funéraires prouve évidemment que les Australiens croient à la survivance au moins temporaire de leurs morts. D'autres pratiques, tout à fait singulières, montrent que, dans leur opinion, le cadavre conserve un certain reste de vie. Ces dernières pratiques se lient à un état d'impuissance mentale fréquent chez les primitifs, et d'où résulte l'impossibilité de croire à la mort naturelle. Pour ces hommes-enfants, toute mort non violente est le résultat de maléflces, aussi les proches ont-ils le devoir étroit de découvrir le sorcier homicide et de venger leur pai*ent décédé. Pour mener à bien cette enquête, les procédés varient. Chez les Moukouellie, le plus proche parent se place sur le bord de la tombe et demande simplement au défunt le nom de l'homme qui l'a tué*. Chez les Kumai, les mains du mort, coupées, desséchées et liées à un cordon d'opossum, guident elles-mêmes les recherches; suspendues au cou de l'individu chargé de l'enquête, elles le pincent ou le poussent à l'approche du meurtrier. Souvent aussi l'on se sert de ces mains comme d'un pendule indicateur, qui, après interrogation convenable, s'agite violemment dans un certain sens pour montrer la direction à suivre*.
Chez les Narrinyeri, on procède autrement. La nuit qui suit le décès, le plus proche parent se couche la tête sur le cadavre, dont l'esprit doit lui apprendre en rêve le nom de son meurtrier. Autre moyen d'information : le corps est promené dans le campement sur les épaules de quelques hommes. Les parents et amis suivent, en nommant successi-