‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 469 sur 555 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

476 L'ÉVOLUTION RELIGIEDSE.

revêt des habits d'or et saisit un fouet d*or, etc.*. Quand il dételle, il a bien soin, en propriétaire économe, de couvrir son ulc d*une toile de lin*, d*une housse, mmoins, malgré sa force et sa grandeur, Zeus a bien de ine à gouverner ses sujets olympiens; car ce sont des helléniques, fâcheusement imbus d*un esprit républi- Les frères et surtout la femme de Zeus lui donnent bien înnui. Le dieu Ares (Mai's) n'est pas non plus facile à coni. Si la fille de Zeus, la sage Athénè, n'intervenait pas à s, on verrait le dieu des batailles se ruer, la lance en , sur le maître de l'Olympe'. La raisonnable Athénè nôme a parfois des velléités de révolte et son céleste père bligé de la menacer. Mais c'est surtout la femme de , Hérè aux yeux de bœuf, qui est l'indocilité même, à )int que le maître de l'Olympe a fini par en prendre son : € Ma colère, dit-il, est moins grande contre Hérè! car i l'habitude de toujours résister à ma volonté*. » Pourune fois, Zeus finit par perdre patience, car les femacariâtres passent parfois toute mesure, et il suspendit belle dans l'air avec une chaîne d'or, après lui avoir atlaine enclume à chaque pied*. Cet acte d'énergique autorité jgale fit sur les habitants de l'Olympe une très forte 'ession ; pourtant < le père des hommes et des dieux » est fé de temps en temps d'enfler la voix : « Suspendez une ae d'or du faite de l'Olympe et tous, dieux et déesses, ^hez-vous à cette chaîne. Vous n'entraînerez jamais, malos effoiis, Zeus, le modérateur suprême. Et moi, certes, le voulais, je vous enlèverais tous et la terre et la mer, attacherais cette chaîne au faite de l'Olympe et tout y

Iliade, MIL Ibid.

Ibid. XV.

Ibid, Vin.

Ibid. XV.

resterait suspendu : tant je suis au-dessus des dieux et des hommes^ ».

Dans l'Olympe, les dieux vivent exactement comme les Hellènes terreslres; ils rient, ils festinent, ils se jalousent» se trompent, se vengent, font l'amour. Quand Zeus se réconcilie avec Tindocile Hérè, il la couche sur le sol de TOlympc, après avoir pris la précaution décente de l'envelopper d'un nuage d'or, puis il s'unit à elle et alors la terre, qui leur sert de couche, engendre le lolos, le safran et l'hyacinthe'. — Tout cela est gracieux, sans doute, mais aussi très enfantin.

Les autres divinités sont taillées sur le patron de leur maitre. Tous et toutes suivent avec le plus vif intérêt la lutte des Grecs et des Troyens, prenant parti, qui pour les uns, qui pour les autres, se lançant môme quelquefois dans la mêlée. Athénè descend de l'Ouranos et s'en va saisir Achille par sa blonde chevelure' afin de l'apaiser... Apollon, venu aussi sur la terre, s'assied à l'écart près du camp hellénique et, de son arc d'argent, décoche flèche après flèche sur les mulets, les chiens, les hommes^. Héraclès, violent, terrible, frappe de ses flèches même les habitants de l'Olympe". Hephaistos travaille, comme un bon forgeron, façonnant à coups de marteau des trépieds, des armes*.

L'animisme heHénique ne recule devant rien. Hephaistos, rompu de fatigue, est soutenu par deux servantes artificielles, en or^ ; Odysseus demande pitié à un fleuve, au génie de ce fleuve, lui parle, le touche et l'apaise*; le fleuve Scamandre reproche à Achille sa cruauté et l'adjure de ne point obstruer

i. Iliade, TIU.

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