‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 48 sur 555 · Fison and Howitt. Loe, cit. iU · texte numérisé non relu

Fison and Howitt. Loe, cit. iU

Yement tel et tel ; aussitôt que le nom de l'assassin est prononcé, le mort donne une secousse à ses porteurs'. Une fois éclairés ou au moins mis ainsi sur la piste» les parents s'en vont maudire la tribu supposée homicide; mais ils ont l'obligation morale de venger leur proche ; c'est même le seul moyen d'apaiser $on ombre furieuse. Il en résulte donc un casus bellù On prend jour pour une rencontre ordinairement peu sérieuse, s'il n'y a pas d'autre motif d'inimitié. De part et d'autre, quelques javelots sont lancés. Dès qu'il y a blessure, même légère, les vieillards interviennent et tout s'apaise*. — Pourtant l'ombre, l'esprit, du décédé continue à errer dans le voisinage et on ne lui suppose pas de bonnes intentions ; car on évite soigneusement de prononcer son nom\ Nommer le défaut serait sans doute l'évoquer, et on préfère ne pas attirer son attention ordinairement malveillante.

Que deviennent les doubles des morts? que font-ils? que peut-on en espérer ou en craindre? On cite une tribu, qui n aurait aucune idée de vie future, ne croirait ni à Dieu ni à diable, serait en même temps dépourvue de légendes et de traditions^, il est permis de penser que les gens de cette tribu ont été mal interrogés ; car la croyance à la sui*vie des morts est générale en Australie. Chez les Kurnai, les morts enrent à Tétat d'ombres dans le pays ou dans les nuages; ils communiquent par le rêve avec les vivants et sont tantôt bons, tantôt méchants. Parfois les ombres causent des maladies. Ces doubles peuvent devenir visibles ; puisque chez les Kui*nai, les premiers navires à voiles furent pris pour des esprits de décédés'. Les doubles des morts peuvent parfois devenirs des blancs en chair et en os ; car des Anglais et

i. Woods. Loc. cit, 37.

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