Jbid, Théogonie
Hésiode s'occupe beaucoup de Torigine des dieux» dont les poèmes homériques ne se soucient guère. La sombre Nuit, Nyx, a enfanté sans mâle Thanatos, Hypnos, les Hespérides, les Moires et les Kères inhumaines, Klothô, Lakhésis et Âtropos^ Zeus, avec Taide des dieux, fils de Kronos, et des divinités aux cent bras et aux cinquante têtes, qu'il a tirés de rÉrèbe, chasse les Titans de TOuranos. Zeus a de sa femme Hère plusieurs enfants, Hébé, Ares, etc., et il fait sortir de sa lête la déesse Tritogénéia, aimant le tumulte, les clameurs, la guerre. De son côté Hérè enfanta par génération spontanée Héphaistos*. Celui-ci, procédant comme le dieu disraêl, lahveh, modela Pandore avec de la terre et de Teau, et créa ainsi une belle vierge, qu'Âlhénè et Aphrodite se plurent à élever, mais à qui Herméios donna Timpudence de la chienne. Cette déité fut Pandore, qui, soulevant le couvercle d'un grand vase, déchaîna sur l'humanité (outes les misères; seule, l'Espérance ne put s'échapper'. On nous apprend aussi, que les Muses, si légères, si gracieuses sont filles de Zeus et de Mnémosyne, la mémoire divinisée^; on nous dit que le grand Ouranos s*accouplait la nuit avec Gaia et que de ces amours naquirent des dieux à cinquante têtes et à cent bras, Koltos, Briareôs, Gygès. Mais, comme dans un mythe néo-zélandais analogue, Kronos arrêta par un coupable attentat la série de ces enfantements. Guettant en efiet le moment où Ouranos s'accouplait avec Gaia, il trancha d'un coup de faux les parties génitales de son père et les jeta dans la mer, ce qui donna naissance à Aphrodite'.
Ce dernier mythe, si ingénieusement allégorique, serait d'origine sémitique*. D'autres divinités grecques eurent la
i. Hésiode. Théogonie.