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même origine. L'Ashtoret de Sidon se combina avec Aphrodite. Le culte des planètes vint de Phénicie*, et, sans doute aussi, Okéanos, le fleuve Océan, que nous avons trouvé en Chaldée, et qui n'habite pas l'Olympe. Le brutal Héraclès, qui blesse les immortels, peut être le Melkart de Tyr, etc. — Finalement, le sens de tous ces mythes se perdit; Evhéméros, de Mcssène, n'y voulait plus voir que des hommes divinisés. Pour lui, Jupiter était un ancien roi de Crète. Puis naquit le doute philosophique : < Qui peut, dit un personnage d'Euripide, en observant la nature, dire s'il est un Dieu qui régit l'univers? C'est une obscurité impénétrable à l'homme, etc.* ». Mais les emprunts n'altèrent pas sensiblement la mythologie des Hellènes, qui, en s'appropriant les dieux étrangers, les modelaient sur les leurs et se les assimilaient entièrement.
rV. — CULTE ET SORCELLERIE
Le caractère primitif des croyances religieuses en Grèce suppose presque nécessairement la foi en la magie et la sorcellerie. Comme la vérité, l'erreur a sa logique et, sur ce point, la raison hellénique s'est ravalée au niveau des races les plus inférieures. Pour les Grecs de l'â^e homérique, le vol de certains oiseaux avait un sens augurai, par exemple, celui des aigles volant à droite'. Hésiode conseille aux gens, qui veulent se marier, de consulter d'abord le vol des oiseaux, d'éviter ensuite certains jours consacrés aux Érinnyes^ Dans YOdysséey nous voyons Kirkè changer < en pourceaux de neuf ans » les compagnons d'Ulysse en les frappant d'une baguette après leur avoir fait prendre une boisson magique. Puis la même