‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 473 sur 555 · Hésiode. Travaux et jours · texte numérisé non relu

Hésiode. Travaux et jours

magicienne rend aux ensorcelés la forme humaine en les frottant d'un baume. Le poète a soin de nous dire que, bien que porcs par la forme et se nourrissant de glands, les Grecs métamorphosés avaient conservé leur intelligence humaine ^ Dans Théocrite, une amante délaissée recourt à des enchantements pour punir Tinfidèle*, etc., etc. Mais toute la littérature hellénique est pleine de faits du même genre.

Dans la Grèce homérique, la plus intéressante pour qui s'occupe surtout des origines, le culte proprement dit est sans originalité. Il existe déjà des devins, mais ordinairement on se passe encore de prêtres. Le culte consiste en prières, offrandes et sacrifices : < Les dieux sont exorables, dit Homère... et les hommes les fléchissent par les prières, les vœux, les libations et Todeur des sacrifices, quand ils les ont offensés... » — Les prières sont personnifiées, comme dans le Rig-Véda : < Les Prières, filles du grand Zeus, boiteuses, ridées et louches, suivent à grands pas Âté (le vertige); les Prières la suivent, guérissant les maux qu'elle a faits' ».

Les sacrifices et ofTrandes en usage étaient fort simples : ils consistaient, comme à l'ordinaire, à donner à manger aux dieux. Les animaux sacrifiés étaient des agneaux^, des bœufs' ou des génisses, dont on avait soin de dorer les cornes*. On les sacrifiait, en leur renversant la tête en arrière et leur coupant la gorge^. Après quoi, les cuisses étaient détachées, recouvertes de graisse et brûlées, suivant les rites, mais auparavant on plaçait sur elles les entrailles*. Les langues des victimes étaient coupées et jetées au feu, avec accompagne-

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