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douleur de la façon la plus bruyante; c*était pour cela que des pleureuses à gages hurlaient en accompagnant le convoi*.
Avec le corps on brûlait quantité de meubles, de v6lements, d'objets précieux, du moins quand le défunt était un personnage. Les images en cire des ancêtres assistaient à la cérémonie funèbre*. Dès qu'un affranchi avait, en détournant les yeux, mis le feu au bûcher, commençaient les sacrifices et les macérations destinés sans doute à apaiser l'ombre du défunt; les femmes s'arrachaient les cheveux, se déchiraient les joues à coups d'ongles, toujours comme les Polynésiennes. Primitivement les sacriGces funéraires avaient certainement été bien plus cruels. Du reste, les jeux des gladiateurs eurent pour origine ces sanguinaires offrandes.
Les combats funéraires n'étaient en effet qu'une variante des sacrifices humains destinés à procurera l'ombre du mort une suite convenable dans Tautre monde; plus tard ces combats devinrent un spectacle, que les héritiers donnèrent d'abord près des tombeaux^ puis dans l'amphithéâtre'. La coutume est, dit-on, d'origine étrusque; mais elle cadre avec les idées de tous les peuples sauvages sur la mort et la vie future.
Le cadavre n'était pas toujours brûlé; souvent il élait inhumé et l'inhumation a dû précéder l'incinération. On ne brûlait ni les enfants nouveau-nés, ni les hommes foudroyésS ni sans doute les esclaves. — Après la crémation, les débris osseux calcinés étaient triés des cendres par une proche parente, qui adressait en même temps des excuses au mort. Ces restes étaient mis dans une urne cinéraire déposée dans le tombeau . Au bout de neuf jours, la famille venait banqueter près de l'urne et prenait ensuite congé du défunt, en lui disant : c ValCf vale^ vole! » et en outre: t Que la terre te