‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 478 sur 555 · II. — LES DOUBLES, LES MANES, ETC · texte numérisé non relu

II. — LES DOUBLES, LES MANES, ETC

Les idées romaines sur la mort, telles du moins que nous les révèlent les rites funéraires, sont donc absolument sauvages ; il en est de même des conceptions au sujet des doubles. De la mjthologie on peut même inférer, que les Romains durent d'abord, comme les autres sauvages, accorder des doubles à toutes choses, puisque chaque individu, chaque maison, chaque ville avait son génie, assez analogue au possesseur des Esquimaux'. Dans tous les cas, les doubles des hommes formaient une population de dieux ancestraux, après avoir été d'abord des Larves ou des Lémui'es. Ces derniers, les Lémures, pouvaient devenir des Lares bienfaisants; au contraire, les Larves étaient des esprits malintentionnés : toutes croyances identiques à celles de quantité de peuples sauvages. — Les Lares sont des génies protecteurs de leur famille; on les adore; on leur fait des offrandes'. Tous ces esprits, Lémures, Lares et Pénates, rôdaient sans cesse autour des vivants^. La table familiale était l'autel des Pénates toujours présents dans la maison et assistant à tous les actes de la vie domestique '^. Dans le principe, les Lares ne reçurent qu'un culte privé. Les Pénates, réunis à Yesta, la déesse du foyer, devinrent l'objet d'un culte public. Les Mânes^ Dit Mânes, étaient les âmes pures, pleines de bonnes intentions; mais les Larves, quelquefois les Lémures, étaient des doubles

1. Marc Nonuier. Pompée cl leê Ponipéietit, 10C 2 11. DuiMiy. fiaiie ancienne, 570.

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