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G. Capus. Loc. cil

502 L'ÉVOLUTION REUGIEUSE.

bien évidemment brahmaniques. Ces divinités et bien d*aulres ont leurs idoles, même leurs temples. Ainsi on a élevé un temple à Deohgan^ personnage mythique, qui est représenté assis, grimaçant, la langue enirc les dents, armé d'un couteau, d*un fusil et tirant son épéc* .

Une divinité, dont les KàfGrs disent ne pas connaître la figure, est représentée par une pierre levée de trois pieds de hauteur. La place où se di*csse ce monolithe est dite « place de Dieu » ou plutôt àlmra (Imra pattn). Chaque année, en mai, on y célèbre une fêle. Sur cette pierre sacrée on verse de Teau ; on lui fait aussi des offrandes de beuri'e, de fromage, de farine, le tout en récitant des formules, peut-ôtre celle-ci : « Préserve-nous de la fièvre; — Détruis les musulmans; — Augmente nos richesses; — Donne-nous le paradis après la mort*. «

La couleur védique de tout ce culte est d'autant plus grande que le feu y joue un gi'and rôle. Au pied du monolithe divin, on allume en effet un feu de branches de pin; ensuite on sacrifie une chèvre ou une vache. Cela fait, le sacrificateur a soin de demander à l'idole, si elle accepte le sacrifice; puis il répand du sang sur la flamme. Enfin la victime est passée ti^is fois à travers la flamme, dans laquelle on verse aussi du vin. L'animal ainsi offert est tué d'un seul coup frappé sur le front. Les chairs à demi grillées sont mangées; les os sont brûlés.

Toutes ces cérémonies sont accomplies par des prêtres ou sacrificateurs en titre. Chaque tribu a quelques-uns de ces personnages et leur fonction est héréditaire'. En outre il y a des sorciers, mais ils ne se confondent pas avec les prêtres.

Les Kôffirs ont leurs aliments impurs; ainsi ils ont en

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