‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 499 sur 555 · Tiele. Loc. cit · texte numérisé non relu

Tiele. Loc. cit

Tunivers, comme les hommes leurs maisons. Ils ont déroulé l'espace, fixé les colonnes de Fair, suspendu Tarc-en-çiel au milieu des nuages, attaché la lune à la voûte céleste, lancé le soleil, semé les étoiles dans les cieux\ Aussi c la belle vierge de Pohja, gloire de la terre, parure de Tonde », peut-elle s'asseoir tranquillement sur la voûte de l'air, en s'appuyant sur Tarc-en-ciel*.

Le grand dieu, c le père antique, qui règne dans le ciel, c'est Ukko, divinité pluviale; ce dieu sait rassembler les nuages, conçus sans doute comme des outres, et y percer un trou, par lequel tombe la pluie », « le miel », fécondant les épis*. Les Finnois primitifs invoquent aussi un dieu créateur, Luoya^f mais plus souvent Jumala, dont le séjour est au-dessus des nuages*^ et auquel on donne aussi le titre de créateur*.

Dans les entrailles de la terre réside une divinité rurale, la mère de Mannou; elle est la souveraine des champs, veille à la fécondation des germes; c'est une des « donneuses ». La terre elle-même est animée et on l'interpelle. « 0 Terre, sors de ton repos I Gazon du créateur, secoue ton sommeil! Fais que les tiges s'élancent, que cent épis, que mille épis surgissent du champ que j'ai ensemencé, etc.'' ». La mer a son dieu, Athi^. Les eaux sont peuplées de génies*. D'ailleurs les divinités peuvent changer d'élément. Luonnotar^ fille d'Ilma, vivait chaste et pure, dans les vastes régions de l'air. Un beau jour, elle se fatigua de sa virginité et s'élança sur la croupe des vagues ; alors un vent d'orage souffla de l'orient : « La vierge fut

i. Kalémla. Rimo UI, 24.

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