Ibid
L'ANUIISNE EN MÉU^ÉSIE. 39
influencer, on peut .modifier leurs intentiop35 diriger leurs actes.
D^nsce but on a recours ià des procèdes piiéril3 ou féroces, absurdes aux yeux de La plupart des civili^ : leur ensemble constitue lamagie, la jsorcellerie. On i^vente des.chqrmes; on prononce des incantatipps. Toutes les maladies étant attribuées aux maléfices d'ennemi^, à, des maléfices con^posés ordinairement d'os d'émoia et d'os humains, de, chair et de caisse humaine*, on se défend, comme on pe.i|t, souvent en aipitant un bouquet de plumes sur la tète des malades % parfois en sacriOant des jeune.s filles pour désarmer la colère des méchants esprits; celui de la variole est p^r^culièrement sensible à ce prpcédé^ Un charme peut aussi en neutraliser nn autre. Ainsi l'on se ren4 maitre de la.yie d'un homme en fabriquant un charme avec les os d'une bète quelconque, qu'il a, mangée. Maïs l'individu menacé, pour peu qu'il soit averti, se défend de. la qaème manière : ou bien il. tâche de se prociirçr, d'acheter, au besoin à son ennemi, le charme redouté, et alors il s'en débarrasse en le jetant dans un lac ou. une rivière^ ; ou bien il fabrique à. son tour un charme défensif. Alors les deux influences se neutralisent el il arrive parfois que les adversaires, égalemeni épouvantés, désarment, échangent leurs engins de mort^ L'incantation primitive, le simple appel du nçm, est souvent usitée. E^ ^et, on tue un ennçmirien qu'en prononçant son nom, pourvu qu'e^ même tejinps. oin aitsoiA de brûler un os de mort*.. Les reliques des défunts ont des vertus magiques; ainsi un bandeau frontal, tressé avec, les cheveux d'un mort,
i. Taplin. Loe, cit. i8.