‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 51 sur 555 · Ihid · texte numérisé non relu

Ihid

rend la vue plus perçante*, sans doute parce qu'on s'assimile ainsi la faculté visuelle du défunt. L'influence du regard est d'ailleurs considérable; en Australie, on croit au mauvais œil et rhomme blanc a très souvent le mauvais œil. Les Kurnai n'osaient pas regarder les blancs : c Ne les regardez pas, ou ils vous tueront », disaient-ils*.

Étant admis le grand pouvoir des procédés magiques, il est tout naturel de croire que certaines personnes savent les employer avec une habileté particulière. Chacun d'ailleurs s'y essaie et même on y a recours collectivement. Ainsi, quand il y a pénurie d'ignames, on s'assied en cercle; les vieillards, sans doute pour se concilier les esprits, se percent les oreilles avec un os d'émou, en chantant certaines formulés, celle-ci entre autres : « Nous rassemblerons les ignames avec un boumerang'». L'expression du souhait doit, croit-on, en amener la réalisation. Mais il y a des hommes particulièrement habiles à commercer avec les puissances invisibles : des sorciers. Le métier n'est pas d'ailleurs sans péril. Très souvent ce sont les sorciers d'un clan ou d'une tribu du voisinage qui sont censés avoir causé la mort, et Ton en tire vengeance, soit en les tuant eux-mêmes, soit en mettant à mort une ou plusieurs personnes de leur tribu \

Enfin il existe en Australie des sorciers météorologiques, faiseurs de pluie, que nous retrouverons un peu paitout dans le monde sauvage*. Somme toute, la mythologie des Australiens i*essemble essentiellement à celle des Tasmaniens, mais elle est déjà un peu plus complexe. Celle dos Papous, qu'il nous reste à examiner, mainjuc encore un pas en avant dans l'évolution.

i, Woods. IjOc, cil, 20.

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