ft'Arbois de JubainYÎIIe. Loc. cil. 50, etc
celtiques, la phytolàtrie, Fadoration des arbres, était ordinaire*. A la fin du siècle dernier, en 179i, les Écossais avaient encore des sources miraculeuses". Le culte des pierres levées a persisté jusqu'à nos jours. D'autre part, diverses inscriptions romaines attestent que certaines montagnes, certains fleuves avaient été divinisés; en Gaule, on adorait le dieu Vosge (Vosegus), la déesse Ardenne (Arduina), la déesse Seine {Sequanay, etc.
Les dieux plus importants avaient aussi des origines animiques. En Irlande, il existait tout un groupe de divinités de la nuit et de la mort, les Fomdré; souvent ces sombres dieux prenaient la forme du corbeau et de la corneille; mais, sous leur véritable aspect, les Fomôi^ étaient des géants*. Certains d'entre eux étaient des dieux lunaires; leur tôte était surmontée d'un croissant, aussi les représentait-on avec des cornes, des têles de chèvre, par exemple", exactement comme les Hellènes donnaient des têtes de vache à certaines de leurs divinités primitives. La fameuse triade gauloise de Tentâtes, Esus et Tarants ou Taranusy appartient à la catégorie des dieux Fomôré. Ces triades, fort communes chez les Celtes, ne seraient qu'une apparence, provenant de l'habitude celtique d'exprimer par trois adjectifs trois aspects diflérents d'une même divinité*. Taran, c'est la foudre en gallois et en breton; mais Taranis n'est qu'un double de Tentâtes'' identifié par les Romains avec leur dieu Mars.
Au groupe des sombres Fomdré étaient opposés les dieux de la vie et du jour, les Tûatha de Danann irlandais", c'cst-à-