Ibid. Ijoc. cit. Ibid
Il va sans dire que Ton croit et que Ton recourt à la magie. Avec cette science, qui d'ailleurs s'appuie sur les forces des ôtres matériels divinisés, Ton peut dominer môme les dieux du Panthéon celtique*.
Le culte celtique était grossier, comme les mythes. Nous savons qu'il s'exerçait par le ministère d'une classe sacerdotale, très puissante, celle des Druides en Gaule, en Irlande des Brehons, à la fois instituteurs, dépositaires des traditions, juges et prêtres, surtout prêtres en Gaule. Les Druides gaulois jouissaient d'un pouvoir considérable et d'immunités importantes : ils étaient exempts du service militaire et de tout impôt*; ils avaient le droit d'interdire les sacrifices, c'est-à-dire de frapper d'une véritable excommunication'.
Les sacrifices, auxquels présidaient les druides, étaient d'ordinaire sanglants. On supposait évidemment que les maladies, même la mort sur le champ de bataille, émanaient directement des dieux, et l'on s'efforçait d'esquiver ces funestes caprices des puissances occultes en leur offrant , en cas de maladie ou de péril guerrier, une vie pour une autre à titre de troc. Dans ce but égoïste, les malades faisaient immoler des esclaves; les guerriers faisaient vœu d'en immoler. Dans les grandes occasions, les sacrifices humains prenaient des proportions horribles : on remplissait d'hommes vivants, le plus souvent de captifs, de criminels ou d'esclaves, de grands mannequins d'osier, auxquels on mettait le feu^. Au dire de Diodore, les Celtes de la Gaule empalaient les victimes humaines avant de les jeter au bûcher; ils brûlaient et sacrifiaient aussi les animaux capturés à la guerre, à titre d'offrandes à leurs dieux '^.