Diodore, V
En Irlande, les sombres dieux fomôré étaient aussi très altérés de sang, surtout de celui des enfants. Un vieux livre irlandais constate ces sacrifices faits à un dieu fomôré^ ou plutôt à une « grande idole « coiffée d'un croissant : » Ici était une grande idole... qu'on appelait » Courbe sanglante ou Croissant ensanglanté » (Cromm crûach); elle donnait, dans chaque province, la puissance et la paix. Pitoyable malheur! Les braves GôideU ïadovdiieni; ils lui demandaient le beau temps, là, pour une partie du monde. Pour elle, sans gloire, ils tuaient leurs enfants premiers-nés avec nombreux cris, nombreuses plaintes de leur mort, dans l'assemblée autour de Cromm Crûach. C'était du lait et du blé, qu'ils lui demandaient en échange de leurs enfants. Combien étaient grands leurs gémissements et leur horreur! C'était devant cette idole que se prosternaient les Gdidds francs; c'est de son culte, célébré par tant de morts, que cet endroit a reçu le nom de Magslechtou c champ de l'adoration*. » Les Irlandais étaient donc, en fait de croyances et de cultes, exactement au niveau des Todas de l'Inde, immolant des Mériahs à leur déesse rurale, avec cette particularité plus atroce encore, que comme le Moloch sémitique, le dieu lunaire de l'Irlande se repaissait de premiers-nés ; mais le mythe principal des Celtes d'Irlande a une singulière ressemblance avec la religion d'Ormuzd, et cette similitude peut avoir sa raison d'être dans le passé de la race.
vu. — COBIMUNE ORIGINE DE LA RELIGION CHEZ LES ARTCNS BARBARES
La plupart des Aryens barbares, dont je viens de parler, résident en Europe depuis une époque antérieure à la période historique; mais au fond, et abstraction faite de