‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 53 sur 555 · V. T. Pritchard. Polynesian reminiêcencet · texte numérisé non relu

V. T. Pritchard. Polynesian reminiêcencet

L'A«INISMË EN NÉLA?«ÈSIE. Al

Tous se délectaient dans des festins anthropophagiques* ;>tou5 guerroyaiententreeux' etcommeltaient avec ardeur nombre de forfaits, si du moins on les juge d'après leurs noms. Tel d'entre eux s'appelait Tadullère; tel autre le ravisseur nocturne de belles femmes riches; un troisième, le querelleur; un quatrième, le bretteur ; un cinquième, le meurtrier ; un sixième, le dieu qui sort d'une tuerie^, etc. — En résumé, ce panthéon vitien est un polythéisme rudimenlaire, grossièrement animique encore, et conçu absolument en dehors de toute idée morale : les dieux qui le composent sont simplement le reflet exact des hommes qui les ont imaginés.

Les Papous de la Nouvelle-Guinée sont moins avancés que les Vitiens; aussi leurs créations mythiques sont plus simples tout en restant essentiellement de même ordre. Les Papous de la Nouvelle-Guinée croient à l'existence de génies matériels, généralement malfaisants et habitant tantôt les forêts, tantôt la mer. Chaque brisant, chaque haut-fond est la demeure d'un génie spécial. Les Néo-Guinéens n'auraient point d'animaux sacrés, pas d'idoles non plus; pourtant ils sculptent de grossières images, que, sur l'invocation de leurs parents, les ombres des morts viennent de temps en temps habiter. Ces images sont des doubles artificiels, tout à fait analogues à ceux que l'on a renconirés dans les hypogées d'Egypte*.

Comme beaucoup de sauvages, les Papous ne comprennent pas la mort naturelle; ils ne l'admettent pas. Pour eux. les décédés ont encore les besoins des vivants. Ainsi les insulaires d'Alsou remplissent d'aliments, et cela pendant plusieurs jours, la bouche de leurs moiHs\ Les Néo-Guinéens attribuent la mort des enfants à la malveillance d'un génie.

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