Ibid, VU
LES GRANDES RELIGIONS DUALISTES. t>39
s'étend à ses parents^ Tout homme, qui a des relations intimes avec une femme ayant ses règles ou une femme enceinte, commet un acte inexpiable*. Une ridicule cérémonie est prescrite, quand on se coupe les ongles et les cheveux; il importe extrêmement de ne pas laisser tomber par terre ces produits épidermiques, car cet accident a pour effet de rassembler les démons (les Dévas)^ les animaux nuisibles, la vermine, qui dévorent le grain et les habits\ Tout ce qui sort du corps humain est impur; Thomme doit s'en débarrasser suivant un rituel, en prenant de minutieuses précautions. C*est Ahriman lui-même, qui a introduit dans le corps humain ces substances cxcrémentitielles, essentiellement mauvaises comme lui*.
Le chien est un animal sacré : « C'est moi, dit Ormuzd, qui ai créé le chien pourvu d'un vêlement et d'une chaussure à lui*. » Tuer un chien dressé ou un chien qui garde les personnes, les maisons, les troupeaux, c'est commettre une abominable action. L'flme du canicide « s'en ira dans le monde futur en poussant des cris et plus en détresse encore qu'un loup* ». Priver d'aliments un chien gardien des troupeaux est une faute grave'. Il faut se garder de servir à un chien des os trop difQciles à broyer ou des aliments trop chauds. Si, par là, l'animal se blesse ou se brûle, l'homme, auteur de l'accident, devient criminel*. De même, on est criminel si un chien atteint de folie tombe dans un puits, une citerne, parce qu'on ne lui a pas cherché un moyen de guérison, comme à un homme pur*. Enfin c'est un crime inexpiable
i. Yendidad, XV, 36, 58, 30.