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LES GRANDES RELIGIONS DUALISTES. 54f
instruments du sacrifice*. La crémation des morts est un forfait inexpiable' : elle souille le feu. Un crime énorme et cruellement puni, c'est celui deThomme, qui, seul, a porté un cadavre humain. Sur cet homme souillé la Naçous s'est jetée; elle a pénétré en lui par le nez, par les yeux, par la langue, par les mâchoires, par le bas du corps; l'homme est à jamais impur' et on le lui fait bien voir. D'abord on l'emprisonne à trente pas du feu, à trente pas de l'eau : « Quand il sera devenu vieux, débile ou impuissant, qu'alors', avec force et promptitude et conformément à la loi, lès Mazdéens le portent snr le sommet d'une montagne, qu'ils lui tranchent la tète et qu'on abandonne son corps aux vautours*. *
Voilà le côté ridicule et insensé de la morale mazdéenne; mais elle- en a un auti*c, beaucoup plus raisonnable et constituant toute une éthique utilitaire qui interdit lesqué* relies, les paroles malveillantes, les haines, la méchanceté, la tromperie"^. Pour cette seconde morale le sodomisme est un crime, qui fait de l'homme un vrai démon, un déva^. La débauche est rigoureusement prohibée : « Quiconque, âgé de plus de quinze ans, s'unit à une courtisane, non ceinte et nue, nous, Dévas, nous nous emparons de lui et le souillons jusqu'à la langue, jusqu'aux moelles »'. Pour le Mazdéisme, l'avortement, acte innocent aux yeux de la plupart des anciens législateurs, est un crime ; et l'homme, qui a poussé à le commettre, la matrone qui l'y a aidé, sont tenus pour aussi coupables que la femme elle-même^.
i. Ave9ta de Harlez (Introduction)» 63.