‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 534 sur 555 · Ibid. XYIU · texte numérisé non relu

Ibid. XYIU

Mais ce qui rehausse spécialement le Mazdéisme, c'est un ccriain sens pratique, qui lui fait honorer la famille, mettre l'état de mariage bien au-dessus du célibat, gloritierle travail des champs, en un mot ne point verser dans l'ascétisme^ comme les autres grandes religions orientales. Dans VAvesta, la terre est considérée comme un être sentant, même parlant, qui éprouve du plaisir à être cultivée. Plus les troupeaux et les bestiaux répandent de leur fumier sur la terre, plus celle-ci se réjouit*. L'homme, qui lui cause le plus de joie, est celui qui fait croître le plus de grain, d'herbes, d'arbres à fruits ou qui irrigue des terres arides*. La terre parle ainsi : « Homme, qui me cultives du bras gauche et du bras droit, du bras droit et du bras gauche, toujours je serai favorable, toujours je viendrai vers toi; je porterai toute espèce d'aliments, tout ce que je puis porter outre le grain des champs' ». Pour le Mazdéisme, la culture du blé n'est pas seulement une occupation utile; c'est une occupation sainte : « Lorsque le blé est émondé, les dévas jettent des cris; lorquele blé est moulu, les dévas fuient; lorsqu'il est pétri, les dévas périssent*. — « Créateur dos mondes visibles. Être pur, dit encore VAvesta, qu'est-ce qui fait fleurir la loi mazdéenne? » Âhura-Mazda répondit : « C'est la culture du blé pratiquée avec ardeur ». — « Qui produit du blé produit la sainteté, développe, fortifie, nourrit la loi mazdéenne » *.

Par celle glorification de la vie active, de la famille, du travail utile, la loi mazdéenne rachète en partie ses insanités cléricales et se distingue honorablement non seulement du Brahmanisme et du Bouddhisme,- ses congénères, mais sur-

Page 1