Ibid, 275. E. Burnouf. Loc, cit. t}. Ibid
figure néanmoins encore sur les aulels et tabernacles catholiques*. Il importe de remarquer que l'agneau joue un grand rôle dans la fête de Pâques, c'est-à-dire dans la fête de l'équinoxe du printemps, de la renaissance du soleil. Enfin révangélisle Jean appelle Jésus « l'agneau de Dieu' ». Mais précisément TÉvangile selon saint Jean, l'Évangile non synoptique, c'esl-à-dire plus détaché que les autres de la tradition judaïque, s'est visiblement inspiré de la religion des Perses, du culte de la lumière. Nous y lisons, que « Jésus est venu pour rendre témoignage à la lumière^ »: « qu'il n'était pas la lumière, mais vint pour rendre témoignage à celui qui était la lumière''. » Celui qui ne croira pas en Jésus sera condamné, parce que la lumière est venue dans ce monde et que les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière^. Jésus proclame que, tant qu'il est dans le monde, il est la lumière du monde*; qu'il est venu dans le monde, lui, qui est la lumière, afin que tous ceux qui croient en lui ne demeurent pas dans les ténèbres\ D'autre part, dans le langage catholique, Satan est couramment appelé « le prince des ténèbres ». Mais cet ange déchu ressemble extraordinairement à l'Ahriman des Perses. Comme ce dernier, il est le roi des enfers; il tente Jésus% comme Ahriman avait persécuté Ormuzd enfant et jeune homme. Il est encore bien d'autres analogies, qui sont même parfois de simples plagiats. Lehanover persan s'identifie sans peine avec le Verbe, seconde personne de la Trinité, selon les théologiens, mais qui en est bien plutôt la troisième. En effet le Saint-Esprit,
i. Dupuis. Loc.cU, 298.