‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 59 sur 555 · Dumont d'Urville. But. univ. voy. vol. XVHI · texte numérisé non relu

Dumont d'Urville. But. univ. voy. vol. XVHI

2. Williams. Loc. cit. I, 220. •— W. T. Pritchard. Loc. cit. 363. r.. F. MûUer. Âllgem, Ethnogr, 512.

i. De Rochas. ^ouvelle-CcU^donie, 21 i.

h. Moncelon. Bull. Soc. d'Anthrap. fltéponses au questionnarre). 1880.

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tçiro; ils protègent les uns et leur infusent dans les combats une irrésistible vigueur, ou bien ils affaiblissent leurs bras et les livrent sans défense aux coups de leurs ennemisV Ces fantômes ancestraux sont très dangereux et très matériels; car ils peuvent se venger exactement comme ils le faisaient durant leur vie'. De même qu'en Australie, on croit, à la Nouvelle-Calédonie, que les esprits des morts peuvent à leur gré changer de race, et parfois on les reconnaît en voyant certains hommes blancs ; on pense même que ces Canaques blanchis sont malfaisants et capables de déchaîner des maladies redoutables.

Ordinairement les ombres des morts ne restent pas à demeure auprès des cases; elles s'en vont soit dans les forôts, soit dans une autre lie, soit dans une résidence sousmarine, pays de cocagne où elles s'ébattent, se livrent à des festins quotidiens, à des danses; car les ignames y sura* boudent. Dans ce fortuné séjour, les ombres des décédés retrouvent leurs ancêtres et deviennent comme eux, des espèces ^e divinités'.

En résumé, les doubles des morts mènent dans les pays d'au-delà imaginés par les Canaques une vie analogue à celle qu'ils avaient menée de leur vivant ; ils y conservent les mêmes besoins, comme le disent du reste assez clairement les coutumes funéraires. Les cadavres néo-calédoniens sont tantôt inhumés, surtout si ce sont des chefs, tantôt placés sur les branches d'un arbre pu adossés à son tronc. Parfois on laisse les corps se putréfier dans des cases construites exprès pour cet usage, des habitations mortuaires. Le moment venu, l'on recueille les ossements, qui sont ensuite déposés dans quelque anfractuosité de rocher naturelle ou

i. De Rochas. Loc, cit 276.

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