‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 60 sur 555 · Moncelon. Loc. eit · texte numérisé non relu

Moncelon. Loc. eit

3. H. Spencer. Sociologie, I. 244. — De Rochas, loc. di. 280.

L'ANIMISME EN MÉLANËSIE.

artificielle, mais ordinairement au fond des bois. La la le casse-tête, les bracelets du guerrier sont fixés au-de de ses restes*. A des perches on suspend des ignames, avas destinés à subvenir aux besoins du mort ou plutd son double. On espère que, trouvant ainsi à sa portée de se nourrir, l'ombre ne viendra pas près des cases cher à manger*.

Chaque tribu a son cimetière, lieu sacré, taboue, où, tour de chaque tombe, sont fichées des armes, des paga Toujours le cadavre, inhumé ou déposé, est entouré d el et placé, comme en Australie, dans une position accrou A la Nouvelle-Calédonie, il ne semble pas, et cela al une certaine supériorité morale des Canaques sur les Paj que les funérailles s'accompagnent ordinairement de s fices humains; mais il n'en a sûrement pas été tou ainsi. Autrefois, à la Nouvelle-Calédonie, on s'infligeait ei des mutilations funéraires. Aujourd'hui on se borne î tatouages scapulaires, tatouages par incision, produi après cicatrisation, des bourrelets blanchâtres. Quelqi les incisions sont remplacées par des brûlures. Enfin, mort d'un chef, quelques jeunes gens laissent pousser cheveux pendant un an ou deux, jusqu'à une fête spé et, durant la période de deuil, la chasteté est pour ei devoir'*. Parfois même la continence funéraire est d gation pour tous les hommes de la tribu pendant q jours ou un mois, jusqu'à célébration d'une fête comm rative®. Tout atténuées que soient ces pratiques doulour et ces abstinences, elles ne sauraient avoir d'autre bu

i. De Rochas. Loc. cit. 270.

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