Peschel. Bacet of man
celle des Kolobiquois, il a rencontré quelque confuse idée d'une divinité*; mais, dit le même voyageur, on ne Irouva pas trace de celte croyance chez les aulres Iribus, et sur ce point le témoignage de Levaillant est précieux, car il a devancé les missionnaires européens dans ces régions et par conséquent n'était pas exposé à prendre pour indigènes des croyances importées : genre de méprises qui est très commun. « Pour ce qui est de la religion, du culte, des prêtres, des temples, de l'idée d'une âme immortelle, dit Levaillant, tout cela est nul pour eux ; sur ce point, ils sont ce que sont tous les aulres sauvages, leurs voisins; ils n'en ont pas la plus légère idée*. » Le passage de Levaillant s'applique à la tribu des Grands Namaquois, mais le voyageur en dit aulant des llottenlots en général. Un autre explorateur, Kolbe, affirme bien que les Hollenlots adoraient un dieu logé dans la lune, la pleine lune, et lui adressaient un culte consistant en danses nocturnes et chants, qu'il déclare d'ailleurs inintelligibles ^ mais liCvaillant déclare que Kolbe, « voyageur en chambre », comme il l'appelle dédaigneusement, s'est grossièrement mépris. Si, ajoute Levaillant, Kolbe avait compris ces chants pour lui ininlelligibles, il aurail vu que c'étaient simplement des récifs improvisés se rapportant à une aventure quelconque arrivée à un indigène de leur horde ou d'une horde voisine. Ces récits chantés, on les répète indéfiniment» parfois pendant toute une nuit : en résumé on chante et on danse simplement pour s'amuser et, pour cela, l'on préfère la nuit au jour, surtout les nuits claires, parce qu'elles sont plus fraîches*. Kolbe aurait donc commis une de ces lourdes bévues dans lesquelles tombent fréquemment les voyageurs naïfs el mal renseignés, qui veulent voir de