‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 69 sur 555 · Prichard. Loc, cit. H · texte numérisé non relu

Prichard. Loc, cit. H

L'ÂmmSME DANS L'AFRIQUE AUSTRALE. 59

de génies, desquels on attendait de Taide pour trouver du miel, des racines comestibles, du gibier, etc.*. Tout cela est fort acceptable, et nous constaterons l'existence d'illusions de ce genre chez nombre de primitifs, à commencer par les voisins immédiats des Hottentots, les Cafres, dont Tanimisme est pourtant réduit à sa plus simple expression.

n. — LES CAFRES

Les Hottentots sont plutôt des négroïdes que de vrais nègres; en oulre ils figurent parmi les races tout à fait inférieures. Au conlraire, leurs rivaux et voisins, les Cafres, appartiennent à Taristocratie des races noires et proviennent sûrement de ces colonies éthiopiennes, qui, de tout temps et dans diverses directions, ont essaimé à travers le continent africain. Au point de vue mythologique, Tétude des Cafres oflfre donc un intérêt particulier. En effet, si, comme on Ta prétendu, l'instinct dit religieux dénote nécessairement un degré supérieur de mentalité, il doit toujours se développer corrélativement à la place qu'occupe un type humain quelconque dans la hiérarchie des races. Or, les Cafres ou Bantous, à ne les juger que par leurs aptitudes mythiques, seraient tout à fait inférieurs. — Toujours ils ont fait le désespoir des missionnaii^s européens, même de missionnaires extrêmement distingués. Aussi^ avant d'exposer leurs conceptions religieuses, il me faut d'abord parler de leur irréligion. Nous possédons à ce sujet des témoignages précieux et divers : je ne citerai que les principaux.

Écoutons d'abord M. Moffat, le beau-père du célèbre Livingstone. Dans la très curieuse relation qu'il nous a laissée de ses campagnes évangéliques en Cafrerie, Moffat

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