‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 70 sur 555 · Théopb. Uahn. TsuniW Goam, 27, 20, 58, 60, 13i · texte numérisé non relu

Théopb. Uahn. TsuniW Goam, 27, 20, 58, 60, 13i

se lamente longuement à propos de l'obstinée résistance, que les naturels opposaient à ses prédications, et cette résistance ne provenait ni d'apathie, ni d'inintelligence.

« Pendant plusieurs années d'un travail en apparence ^ dit Moffat, j'ai souvent désiré découvrir quelque idée ise qui me donnât accès auprès des indigènes, mais \ notion de ce genre n'avait jamais traversé leur esprit, ire qu'il existe un créateur, maître du ciel et de la leur parler de la chute de l'homme, de rédempteur, iurrection, d'immortalité, c'était les entretenir de qui leur semblaient plus fabuleuses et plus exlravaencorc que leurs ridicules légendes relativement aux aux hyènes et aux chacals. On peut comparer notre aux efforts que ferait un enfant pour saisir la surface l'un miroir.... Us écoutaient volontiers, pourvu qu'on onnât un peu de tabac ou quelque autre bagatelle en [e du temps qu'ils accordaient. Quelques-uns même aient sur l'intérêt qu'ils inspiraient aux missionnaires, connu plusieurs qui se sont vantés, pendant plusieurs ;, de leur habileté à duper les missionnaires, etc., etc.*. près que le missionnaire s'est efforcé, pendant des \ entières, de leur inculquer l'idée d'un être suprême, déconcertent en disant : « Que voulez-vous dire? » il a réussi à faire entrer dans la tête du sauvage ces pour lui d'une si solennelle importance, on lui dit que ables sont assurément fort merveilleuses, mais que les le sont bien autant' ». — « Nous nous efforcions, en et en particulier, de leur inculquer les grandes vérités création et de la Providence; mais nous recevions invament cette réponse : « Makahélo! (Pur mensonge!)' »

Moffat. Vingt-trois am de séjour dans le $ud de V Afrique, loti.

Mais les Cafres ne se bornaient pas toujours à de simples dénégations. Un jour, un chef qui, appuyé sur sa lance, avait écouté tranquillement une allocution du missionnaire, appela une trentaine de ses hommes et leur tint à son tour le petit discours suivant : « Voici Ra-Marie (le père de Marie, € Moffat) qui me dit que le ciel et la terre ont été fails par « un commenceur de toutes choses, qu'il appelle Morimo. (Nous verrons tout à Theure quel est le sens du mot cafre r Morimo ».) Avez-vous jamais rien entendu de semblable? « 11 dit que le soleil se lève et se couche par la puissance de « Morimo ; que c'est Morimo qui fait succéder l'hiver à Télé, € que le vent souffle, que la pluie tombe, que Therbe pousse « et que les arbres donnent des feuilles; en un mot, ajouta- « t il en portant sa main au-dessus de sa tête et autour de « lui, Dieu travaille dans tout ce que vous voyez et entendez! « Avez-vous jamais entendu de telles paroles? » Comme il les voyail prêts à éclater de rire, « Attendez, continua- t-il, je '( n'ai pas tout dit : « Ra-Marie me dit que nous avons en « nous des esprits, qui ne mourront jamais, et que nos « corps, bien que morts et enterrés, se relèveront et vivront « de nouveau. Ouvrez aujourd'hui vos oreilles; avez-vous « jamais entendu des fables comme celles-là? » Cette allocution fut suivie d'éclats de rire assourdissants el, quand ils s'apaisèrent, le chef me pria de ne plus revenir sur de telles billevesées, de peur qu'on ne me prît pour un fou*? » — Consciencieux et honnête comme il l'élait, Moffat s'efforça de se rendre compte de l'état religieux des Cafres avant ses prédications : « Je demandai un jour, dit-il, à un homme, dont la mémoire était aussi fidèle que son jugement était sûr : « Quelles étaient vos impressions dans votre état naturel, « avant d'avoir entendu l'Évangile? Quelles étaient-elles « après avoir commis des crimes publics ou secrets, quand

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