H. Spencer. Sociologie , I
rien de particulièrement extraordinaire; pourtant te Cafrcs ne les partagent pas. Les citations, que j'ai eu demment l'occasion de faire, suffiraient presque à le pr mais on en peut trouver de plus précises. Ainsi un fais pluie disait au missionnaire Moffat, en lui montrant son « Quelle est la différence entre moi et cet animal? Vou que je suis immortel ; pourquoi pas aussi mon chien o bœuf? Quand on est mort, voyez-vous les âmes? Quelle ei la différence entre les hommes et les animaux? Il n' point, si ce n'est que l'homme l'emporte en friponneri
Comme on peut s'y attendre, d'après ce qui précède, gination mythique des Cafres est très indigente. La plnj leurs dieux, de leurs esprits plutôt, procèdent direci de leurs idées tout à fait primitives sur la survivan ombres. Aussi, dans sa théorie evhémérique à out suivant laquelle tous les dieux sans exception seraie hommes divinisés, H. Spencer triomphe sans trop de pe prenant les Cafres pour exemple.
Afin de désigner leurs êtres mythiques, les Cafres se s d'un mot, qui, bien longtemps mal compris par les voy; et les missionnaires, a souvent induit en erreur les uns autres. Ce terme mystique a été entendu de diverses mar c'est tantôt « muhïmo* », tantôt « murimo^», tantôt enfin rimo^ », qui semble bien être la véritable expression. < Européens ont, sans hésiter, traduit ce vocable, pou inintelligible, tantôt par « Dieu », tantôt par « diable consciencieux missionnaire Moifat a, le premier, r l'orthographe et le sens du mot « morimo ». Cest, dit-i expression composée ou agglutinée : rimo veut dire « I et < mo » est un pronom personnel ; morimo fait au ]
i. Moffat. Loc. cit. 104.