Moffat Loc, cil
disait un chef en parlant d'un morimo. Nous verrons que la
plupart des peuples primitirs se créent ainsi des far*^
qu'ils redoutent et exècrent, mais qui doublent Thon leur malheureuse exislence.
Ije mot c morimo » ne traduisant que très imparfai le mot € Dieu », les missionnaires et parfois les mytho qui se sont occupés de la religion des Cafres, adopté un autre, « outixo », employé à la fois Cafrcs et par les Hollentots*. Mais Moffat nous rei aussi sur la valeur de celle nouvelle expression. Thi il, usité par les Cafres, est une corruption du mot h( Outi'Ko, qui s'altère quelquefois en Outihouap ou houap\ cette expression désigne un esprit malv démoniaque, parfois la mort. C'est à lui que pcns Hottentots quand, durant les orages, ils lancent vers leurs flèches empoisonnées*; et ils le font évidemmei l'espérance de l'atteindre et de le tuer.
Chez les Cafres, la religion est manifestement au minimum, et il était inévitable, qu'en cherchar leur langue des expressions propres à traduire leurs ] conceptions religieuses, les missionnaires européens plus d'une fois fausse route. Leurs déconvenues ( parfois très amusantes. Dans l'idiome zoulou, le mot désigne littéralement la viande faisandée, dont les in du Natal sont très friands; aussi emploient-ils la expression au figuré pour exprimer un grand, un vif Les premiers missionnaires crurent pouvoir altribi mot oubomi le sens de « béatitude », de « vie étcri et, en traduisant en langue bantou leurs textes sac produisirent des textes comme ceux-ci : « En lui < viande pourrie et la viande pourrie était la lumi^