‹ L'évolutionnisme des idées-forces (volume 2)Chapitre 24 sur 87 · Voir la Liberif rt le Défcnnmismc,2' éd., p · texte numérisé non relu

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LA CONSCIENCE ATTBIT

comme mode qualitatif, est un mode réel de sentir. De plus, les états de conscience ont des différences qualitatives, et, si l'on veut qu'ils soient des apparences, encore sont-ils des apparences différentes. Dès lors la qualité propre des états de conscience, comme manières d'être affecté, est telle qu'elle semble être ; peu importe qu'il y ait ou qu'il n'y ait pas dans les objets du bleu, du rouge, du doux, de l'amer; toutes ces qualités, comme états de conscience, sont des réalités immédiates et distinctes les unes des autres.

II. — Si la conscience atteint des qualités réelles, atteintelle des lois véritables? Partout, dans la nature, la seule chose qui s'offre immédiatement à l'observation, c'est le phénomène complexe, mais les lois élémentaires^ par l'action desquelles le phénomène se réalise, restent cacnées à nos yeux ; la psychologie fera-t-elle exception ? Devrons-nous admettre qu'ici les lois sont accessibles à la perception intérieure?

A ce problème, on a répondu qu'une telle perception est impossible, précisément parce que les actes mentaux nous apparaissent comme très distincts les uns des autres : la loi est ce qui unit; ce qui unit les phénomènes psychiques doit donc être en dehors de la conscience. Celle-ci ne connaît que les résultats du travail opéré dans le laboratoire obscur situé au fond d'elle-même. Ne saisissant pas les lois, encore moins saisit-elle les forces qui produisent les phénomènes.

Nous ne méconnaissons point la part de vérité que contient cette théorie. Les lois mentales de l'association, par exemple, impliquent d'autres lois auxquelles elles sont liées, et qui sont celles du mécanisme céréoral. Ainsi, c'est parce qu'il y a eu contiguïté dans le cerveau même entre deux images, que l'une rappelle l'autre à l'esprit par CMitiguïté ; c'est aussi parce qu en fait deux vibrations cérébrales se sont succédé, que la représentation correspondant à la première vibration tend à éveiller celle qui correspond à la seconde ; c'est enfin parce que la succession des deux ondes cérébrales a modifié dans son propre sens les cellules nerveuses et rendu plus facile sa propre reproduction, qu'est née une certaine habitude mentale et qu'un lien a été établi entre la première représentation et la seconde. La théorie physiologique est exacte pour toutes les lois qui concernent l'ordre de succession des états particuliers de conscience et qui règlent leur apparition dans le temps : on pourrait les appeler les lois du mouvement mental. L'ordre de nos sensations est déterminé par l'ordre des changements

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