‹ L'évolutionnisme des idées-forces (volume 2)Chapitre 67 sur 87 · HTPOTHËSE DUALISTE DES DEUX ASPECTS, PHYSIQUE ET MENTAL · texte numérisé non relu

HTPOTHËSE DUALISTE DES DEUX ASPECTS, PHYSIQUE ET MENTAL

I. — Dans rhypothèse des deux aspects, le lien des faits mentaux entre eux est supprimé. — Gonfnsioo du lien chronologique avec le lien logique et le lien psychique.

U. — Le lien des faits mentaux avec les faits physùjfues est inexpliqué et indéterminé. — Changement à'état de Bain. Hétérogénéité des termes.

lU. — Vorigine des faits mentaux demeure incompréhensible. — Le développement de ces faits inutiles est également incompréhensible. — Leur disparition par Fhabitude est incompréhensible. — Le lien de tous les faits entre eux est un déterminisme de correspondance mutuelle; or, dans le vrai déterminisme, il n'y a point d'épiphenomëne ; tout a de l'action ; le psychique doit donc aussi être compté parmi les facteurs de révolution universelle.

Iden des faits mentaux entre eux dans Thypothôse du double

aspect.

Beaucoup de savants et de. philosophes font du mental et du physique deux royaumes différents : c'est le dualisme; mais ils ne se contentent pas toujours de placer les deux séries, mentale et physique, à côté Tune de l'autre : ils accordent

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une complète indépendance au physique, et le mental, au contraire, se trouve on complète dépendance. Toutefois, les partisans du double aspect ne conçoivent pas cette dépendance du mental par rapport au physique en termes de cawse et A^effet, comme dans le matérialisme; car ils reconnaissent que le physique ne peut causer le mental, pas plus que le mental, selon eux, ne peut causer le physique. Il y a donc, au Heu de causation, une harmonie préétablie, mais avec cette circonstance importante que c'est la matière qui est l'essentiel et donne la basse fondamentale de l'harmonie, tandis que le mental est l'accidentel et l'accompagnement. Les faits matériels sont des phénomènes premiers; les faits mentaux sont de simples épiphênomènes. On a ainsi ce qu'on pourrait appeler un dualisme à tendance matérialiste, où on n'ose pas dire que le mental soit le physique, ni même soit causé par le physique, mais où on soutient que le mental est un « aspect collatéral » du physique, et que, par lui-miîme, il ne cause rien et est sans force. Le mental est un je ne saî% quoi qu'on déclare purement dépendant et qui pourtaqf n'offre aucun lieo de dépendance comme corollaire par rap* port à quelque facteur général et primordial.

Le premier caractère de cette hypothèse, c'est de supprîmef] le lien propre des états mentaux entre eux. En effet, selon^ cette théorie des idées sans force, dont nous avons déjà! montré plus haut diverses conséquences, un état de l'esprit n'est jamais produit par un autre ni même vraiment lié à un autre; tous les états de l'esprit ne sont hés qu'à des états du corps. Erreur de supposer que nos idées, pai^J exemple , s'éveillent jamais l'une l'autre en vertu d'unecfl convenance interne, d'une nécessité rationnelle ou mêmen émotionnelle; erreur de croire que l'espoir déçu soit parmi' les réels facteurs de la tristesse et l'explique, que les prémisses d'un raisonnement rendent vraiment raison de la conchision. Les idées et sentiments sont simplement juxtaposés dans cet ordre, pans aucune cohésion mutuelle e" propre, parce que les processus nerveux auxquels ils cor« pondent respectivement se sont provoqués l'un l'autre dans c même ordre, déterminé par des forces toutes mécaniques. Sut* vaut cette théorie, les uniformités de liaison entre les états d l'esprit seraient donc de simples uniformités dérivées, résul tant des lois de succession entre les états du corps, qui seuf les déterminent. Il n'y aurait pas de lois mentales pria]

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