‹ L'excellence de la dévotion au cœur adorable de Jésus-Christ [microforme]Chapitre 42 sur 98 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Il conste, par tous ces témoignages, que nous venons de rapporter, de ces quatre vérités : 1° que ces Âmes saintes parlent du cœur dans un sens réel et physique : cela est évident, par tant d'expressions si claires et si précises dont elles se servent ; 2° que le cœur est le siège des affections qu’elles sentent, et dont elles rendent compte: c’est ce qu’elles déclarent unanimement; 3° que les opérations surnaturelles qu'elles éprouvent sont reçues dans le cœur, et y font les impressions merveilleuses qu’on vient de tirer de leurs propres écrits; 4° que Jésus- Christ se sert souvent de son propre Cœur pour faire des grâces extraordinaires à ces Âmes pures, et leur imprime pource Cœur divin des sentiments admirables. Tout cela, dis-je, conste avec évidence Par ce qu'on vient de rapporter. Donc, si on veut donner au témoignage des saints la créance qui leur est Justement due, on doit regarder ces quatre vérités comme indubitables.

ARTICLE NH De la plaie du Sacré-Cœur de Jésus

Tandis que la cause du Sacré-Cœur de Jésus se traitait à Rome dans la congrégation des Rites, un des juges, qui

Des vertus de la dévotion au Sacré-Cœur 107

était contraire, confessa que s’il constait que le Cœur de Jésus eût été réellement percé de la lance, ce serait un motif puissant d'accorder la grâce qu'on demandait. On répondit d'abord: Eh quoi! la plaie matérielle et visible de ce Cœur adorable suffira donc pour le faire honorer dans l'Église? Et la plaie de l'amour, et la plaie de la tristesse mortelle qu'il a soufferte pour nous, et la plaie de la douleur immense de nos péchés qui transperça ce Cœur, et la plaie de cette désolation incompréhensible qui le réduisit à l’agonie et à une sueur de sang: ces plaies, dis-je, qui sont indubitables pour la foi, ne suffiront pas? Ah! que ces blessures invisibles furent pourtant bien plus cruelles que celle de la lance ; qu’elles sont bien plus admirables, bien plus aimables, bien plus douces, bien plus dignes de notre contemplation et de nos affections, que la plaie matérielle, laquelle n'est si aimable que parce qu’elle procède de celle de l'amour, et qu'elle en est un signe visible! Cependant, pour ne rien laisser de ce qui pouvait servir à procurer à ce Cœur divin les honneurs qu’il mérite, on fit les recherches suivantes pour montrer que réellement le Cœur de Jésus a été blessé.

On peut trouver cette vérité par la raison tirée des circonstances qui sont rapportées dans l'Évangile, par les révélations expresses que les saints en ont eues, par l’autorité des pères, des docteurs, des saints, des maîtres de la vie spirituelle, des interprètes, en un mot par la Tradition. (1)

(1) Nous omettons ces preuves, la réalité de la one ph

sique du Cœur divin, étant communément admise aujour

hui dans l’Église. — Note de l'édit.

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